En France, les ventes d'Amazon augmentent plus vite que sa cote d'amour

La cote du géant de l’e-commerce chez les Français diminue à mesure que ses ventes progressent. Car le site marchand souffre d’un déficit émotionnel vis-à-vis de ses clients, voire d’une méfiance liée à ses pratiques.

C’est un paradoxe assez unique dans le secteur du commerce. Plus le géant américain grossit dans l’Hexagone, moins il semble apprécié des consommateurs. Le 2 novembre, le classement annuel des enseignes réalisé par la société OC&C Strategy Consultants a ainsi montré que l’e-commerçant avait disparu du top 10 français, désormais dominé par Picard, Decathlon et Leroy Merlin. En une décennie, ce n’était arrivé qu’une fois alors qu’entre 2012 et 2016 Amazon occupait les plus hautes marches du podium de ce palmarès qui mesure diverses composantes (prix, gamme, service…) des grands distributeurs.

L'impôt sur les sociétés payé par Amazon reste secret

La réponse n’a pas tardé à venir. Le 10 novembre, à l’occasion de l’Amazon Academy organisée pour les vendeurs du site, les dirigeants de la filiale française ont tenu à rappeler le succès du site. "Nous avons réalisé 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020, contre 5,7 milliards en 2019", a détaillé Frédéric Duval, le directeur général. Aussitôt, il embrayait en indiquant la somme des contributions sociales et fiscales déboursées en France, soit 600 millions contre 420 millions un an plus tôt, sans aller jusqu’à détailler le montant de l’impôt sur les sociétés. Le sujet qui fâche.

Incorrigible, la multinationale expliquait le jour-même dans un communiqué: "Il est important

 

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